Investir dans une vache laitière !

Investir

Si les Français plébiscitent toujours autant le Livret A, ils exploitent aussi d’autres voies, tels les livrets déréglementés, ou autres formes d’épargne, comme l’assurance-vie, par exemple, bien que cette dernière connaisse un certain désamour depuis la crise. Et pourquoi ne pas regarder ailleurs, vers une solution d’épargne plus concrète que de simples chiffres de taux d’intérêts ? En misant sur l’épargne bovine, l’épargnant peut en effet espérer un rendement allant jusqu’à 5 % par an, tout en pouvant comprendre aisément d’où vient ce rendement qui peut paraître mirobolant.

De nombreux éleveurs sont confrontés à une situation délicate face à leur banquier qui n’est pas toujours prêt à leur prêter les fonds nécessaires à l’acquisition de leur cheptel, ou à d’autres travaux de la ferme. Et lorsque la banque suit l’agriculteur, les frais financiers qui en découlent restent importants, de sorte que l’éleveur peut avoir cette désagréable impression de travailler pour payer ses traites, au profit du banquier.

Livret A ; Une épargne au rendement faible

De leur côté, les épargnants, s’ils plébiscitent le Livret A, ne peuvent que regretter un taux d’intérêts modeste, souvent à peine supérieur à l’inflation, voire même parfois en dessous de celle-ci.

Des rendements supérieurs existent, mais sont liés à l’évolution du marché financier, peu prévisible. En outre, les taux proposés actuellement sur les livrets non réglementés restent modestes, une fois une éventuelle période promotionnelle d’après l’ouverture initiale passée.

En effet, certains taux s’avèrent parfois très inférieurs, une fois les taxes payées, au taux des livrets réglementés, qui offrent des rendements nets supérieurs, du fait de leur défiscalisation.

Investir dans une vache : la solution !

Et si l’on pouvait satisfaire ces deux besoins en même temps ? Puisque l’éleveur recherche une solution financière bon marché pour faire marcher son exploitation, alors que l’épargnant souhaite maximiser le rendement de son épargne, mettre en relation ces deux besoins complémentaires a du sens. Encore faut-il trouver comment. Or, une solution existe, justement ! En France, l’Association française de l’Investissement en Cheptel (AFIC) fait la promotion de l’investissement dans les vaches laitières et épargne bovine, permettant un rendement de l’ordre de 4 à 5 % par an. Et cela d’une manière finalement très simple à comprendre, y compris par les enfants, en faisant même une bonne base à la sensibilisation aux bases de l’épargne.

Fonctionnement de l’épargne bovine

En effet, l’épargnant investit dans un cheptel de vaches laitières dont il confie la gestion à un organisme régisseur. Ce régisseur place le cheptel chez un éleveur à qui il confie le troupeau en contrepartie d’un loyer. De son côté, l’éleveur fournit les bâtiments, le matériel, les sols et le travail d’élevage, sans oublier la nourriture et les soins, en plus d’une assurance, garantissant au propriétaire de conserver son investissement inchangé. Grâce à cette assurance, en cas de décès d’une vache, une autre vache équivalente est rachetée pour compenser. Ceci permet au propriétaire de conserver son capital. En contrepartie de sa valeur ajoutée, l’éleveur conserve le lait, le fumier produit par les vaches, ainsi que la descendance mâle du cheptel. La descendance femelle, quant à elle, est répartie entre le propriétaire et l’éleveur. Des prélèvements sont faits sur le troupeau pour conserver celui-ci jeune.

Ce fonctionnement très simple permet au propriétaire de voir son cheptel croître en nature de l’ordre de 4 à 5 % par an. Au propriétaire de réinvestir les nouvelles têtes de bétail dans le cheptel, ou bien de vendre les nouvelles génisses dont il bénéficie pour convertir son capital bovin en numéraire. L’élevage bovin est donc une solution d’épargne pérenne et de développement durable, le tout à un taux avantageux, sans risque majeur, même si le cours des bovins suit les fluctuations du marché. Un tel montage s’avère même compétitif aux autres produits financiers concurrents, souvent plus abstraits et volatiles.

Toutefois, l’investissement initial réclame l’immobilisation d’un capital conséquent. En effet, pour que l’investissement soit pertinent, la taille du cheptel se doit d’être relativement conséquente. Aussi, ce type d’épargne s’adresse plutôt aux épargnants dont l’épargne dépasse déjà le plafond d’un Livret A.

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