Achat immobilier : faut-il se lancer ou pas ?

Immobilier

Les prix de l’immobilier baissent, c’est un fait, y compris dans les grandes villes ! Et les taux de crédit immobilier restent incroyablement bas, un état de fait qui semble parti pour durer. Cependant la crise est là et les Français n’ont pas confiance dans l’avenir. Alors faut-il se lancer ou pas ? Quelques éléments de réponse.

La baisse des prix de l’immobilier : jusqu’où ira-t-elle ?

Si la baisse des prix semble se confirmer comme un phénomène durable, y compris dans les grandes villes comme Paris, beaucoup sont tentés de se dire qu’elle pourrait s’accentuer dans des proportions plus importantes dans les mois ou les années à venir. Cependant le scénario d’un éclatement de bulle immobilière n’est pas forcément valable pour la France. Tout d’abord certaines métropoles résistent encore, les prix continuent de grimper doucement ou stagnent (Bordeaux, Rennes, Lyon, Nice…). Par exemple, acheter un appartement à Lyon en ce moment n’est pas plus avantageux qu’il y a 6 mois…

De même le contexte en France n’est pas le même qu’en Espagne ou aux États-Unis : si la plupart des experts considèrent que le marché est surévalué, la solidité des français en matière d’épargne fait que nombre de propriétaires sont en capacité d’attendre et de mettre leur bien en location plutôt que de le brader. Un fait particulièrement démontré sur le marché bordelais ou le volume de transactions a diminué fortement sans que les prix en soient affectés.

Faire le choix d’attendre en espérant une baisse des prix plus accentuée dans les mois ou les années à venir peut se révéler à double tranchant : les prix baisseront-ils autant qu’on l’espérait, les taux seront-ils encore à leur niveau actuel ? De même attendre c’est retarder le projet immobilier et décaler d’autant plus la durée de remboursement du crédit, tout en continuant à payer un loyer…

La sécurisation de l’achat immobilier dans un contexte de crise

C’est le gros point noir, surtout pour les primo-accédants qui n’ont pas encore de patrimoine et qui souhaitent acheter une maison ou un appartement. Un crédit immobilier correspond à un engagement sur le long terme, qu’en est-il si l’on perd son emploi ? Un seul élément de réponse, et encore est-il partiel : l’assurance perte d’emploi. Non obligatoire à la différence de l’assurance décès-invalidité, elle permet le remboursement du crédit pendant la période de chômage. Cependant elle est restrictive puisque la durée maximale d’indemnisation est généralement de deux ans, ce qui laisse tout de même une belle marge de manœuvre et c’est à chacun d’estimer si elle est suffisante.

Il faudra tout de même décortiquer le contrat : si elle ne s’applique pas, en toute logique, aux démissions, elle ne concerne pas non plus les ruptures conventionnelles et se limite aux personnes indemnisées par l’Assedic et justifiant d’une précédente activité en CDI avec en moyenne 12 mois d’ancienneté au minimum. Pour peu que l’on s’assure que l’on est bien concerné, cette assurance permet tout de même de se sécuriser en ces temps particulièrement incertains !

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